altercultura Citoyen Confirmé


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Posté le: Ven Sep 28, 2007 12:03 pm Sujet du message: Échec d’une politique cruelle et irrationnelle contre Cuba |
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Échec d’une politique cruelle et irrationnelle contre Cuba
Depuis 1960, les États-Unis soumettent l’île de Cuba à un embargo économique total. Cette politique —illégale, au regard du droit international— a pour but de dresser la population cubaine contre son gouvernement et de la pousser à le renverser. Salim Lamrani dresse le bilan de ces 47 ans d’embargo : ils ont empêché le pays de décoller économiquement, et donc de devenir un modèle attractif pour ses voisins, mais ils ne sont pas parvenus à diviser les Cubains. Le retrait progressif de Fidel Castro, du fait de sa maladie, n’a aucunement affaibli le soutien populaire d’un gouvernement que la propagande de Washington persiste à présenter comme une dictature.
La communauté internationale est unanime à ce sujet. L’Assemblée générale des Nations unies a voté durant 15 années consécutives, à une majorité sans cesse croissante, pour la levée des sanctions économiques étasuniennes qui frappent impitoyablement l’ensemble de la population cubaine et notamment les secteurs les plus vulnérables. En 2006, 183 pays ont condamné le cruel et illégal état de siège imposé par Washington à Cuba. En vain. Le gouvernement étasunien fait toujours la sourde oreille et persiste à appliquer une politique inhumaine, anachronique et inefficace en vigueur depuis juillet 1960 [1].
Les sanctions ont coûté à l’économie cubaine plus de 89 milliards de dollars depuis leur imposition. En 2006, Cuba a souffert d’un manque à gagner de près de 4 milliards de dollars comme conséquence directe de cette politique brutale. Non seulement l’île des Caraïbes ne peut exporter aucun produit aux États-Unis, ni en importer d’ailleurs, mais elle n’est même pas autorisée à effectuer des opérations commerciales avec les filiales étasuniennes installées dans les pays tiers, en flagrante violation de la législation internationale. Cuba ne peut obtenir aucun crédit de la part des institutions financières internationales et se voit interdire l’utilisation du dollar dans ses transactions avec le reste du monde [2].
Depuis son entrée en vigueur, la politique économique hostile de Washington n’a cessé d’être renforcée, avec l’adoption de la loi Torricelli en 1992, de la loi Helms-Burton en 1996, du premier rapport de la Commission d’assistance à une Cuba libre en 2004 [3] et du second rapport en 2006 [4]. Ainsi, aucun touriste étasunien ne peut se rendre à Cuba sous peine de sanctions extrêmement sévères pouvant atteindre 10 ans de prison et 150 000 dollars d’amende. En 2005, les sanctions imposées par le Bureau de contrôle des actifs étrangers (Office of Foreign Assets Control – OFAC) à l’encontre des ressortissants étasuniens s’étant rendus à Cuba ont augmenté de 54%. Quant aux Cubains des Etats-Unis, depuis 2004, ils ne peuvent plus rendre visite à leur famille à Cuba plus 14 jours tous les trois ans à condition d’obtenir une autorisation du Département du Trésor. En 2006, le nombre de voyages a diminué de plus de 50% par rapport à 2003 [5].
Les sanctions économiques ont également un impact désastreux sur l’alimentation des Cubains. Entre mai 2006 et avril 2007, elles ont provoqué des pertes à hauteur de 258 millions de dollars dans ce secteur. En effet, les États-Unis limitent fortement l’acquisition de produits alimentaires. Avec cette somme, Cuba aurait pu acquérir 180 000 tonnes de haricots, 72 000 tonnes d’huile de soja, 300 000 tonnes de maïs et 275 000 tonnes de blé [6].
Le domaine de la santé n’est pas non plus épargné. La perte est évaluée à 30 millions de dollars dans ce secteur. Ainsi, l’Institut cubain d’ophtalmologie « Ramón Pando Ferrer » s’est vu refuser l’acquisition d’un équipement pour l’étude de la rétine commercialisé par l’entreprise Humphreys-Zeiss tout comme le médicament Visudyne distribué par la multinationale Novartis. De la même manière, les laboratoires Abbot ont refusé de vendre l’agent anesthésique Sevorane à destination des enfants. Le Département du Trésor a également interdit la vente de valvules prothétiques destinées entre autres aux enfants atteints d’arythmie cardiaque. Les domaines de l’éducation, de la culture, du transport, du logement, de l’industrie et de l’agriculture sont également grandement affectés par les sanctions économiques [7].
Barack Obama, le candidat démocrate pour les élections présidentielles étasuniennes de 2008, s’est déjà prononcé contre le châtiment économique imposé à Cuba [8]. Il a été suivi par Christopher Dodd, sénateur démocrate du Connecticut, également candidat. Ce dernier a assuré qu’en cas d’élection, il lèverait les sanctions, rouvrirait une ambassade à La Havane, mettrait un terme aux programmes subversifs et illégaux de Radio et TV Martí et abrogerait la loi d’Ajustement cubain qui stimule l’émigration illégale. « Hormis la guerre en Irak, il n’y a pas d’autre politique américaine qui soit plus impopulaire au niveau international », a-t-il déclaré, la qualifiant d’« échec abject [9] ».
L’objectif des sanctions économiques – qui est toujours de renverser le gouvernement cubain – avait été clairement défini par Lester D. Mallory, sous-secrétaire d’État assistant pour les Affaires interaméricaines, le 6 avril 1960, dans un mémorandum à Roy R. Rubottom Jr., alors sous-secrétaire d’État pour les Affaires interaméricaines :
« La majorité des Cubains soutiennent Castro. Il n’y a pas d’opposition politique efficace […]. Le seul moyen possible pour annihiler le soutien interne [au régime] est de provoquer le désenchantement et le découragement par l’insatisfaction économique et la pénurie […]. Tous les moyens possibles doivent être entrepris rapidement pour affaiblir la vie économique de Cuba […]. Une mesure qui pourrait avoir un très fort impact serait de refuser tout financement et livraison à Cuba, ce qui réduirait les revenus monétaires et les salaires réels et provoquerait la famine, le désespoir et le renversement du gouvernement [10] ».
Il ne s’agit ici de rien de moins que d’une tentative de génocide comme le démontre la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide du 9 décembre 1948 qui stipule dans l’article II que « dans la présente Convention, le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel ». Les points b et c font respectivement allusion à l’« atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe » et à la « soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction totale ou partielle [11] ». On ne saurait être plus clair.
Le harcèlement économique féroce qui dure depuis près d’un demi-siècle a échoué dans sa mission. Le gouvernement révolutionnaire est toujours en place et plus solide que jamais malgré le retrait du président Fidel Castro. L’indépendance de Cuba est une réalité qui obsède toujours autant Washington, au point de le faire persister dans une politique aussi cruelle qu’irrationnelle.
Salim Lamrani
Enseignant, écrivain et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les États-Unis. Il a notamment publié Washington contre Cuba (Le Temps des Cerises, 2005), Cuba face à l’Empire (Timeli, 2006) et Fidel Castro, Cuba et les États-Unis (Le Temps des Cerises, 2006). _________________ "Halte à l'Idiocratie, la meilleure arme que nous ayons est le Savoir, L'Heure de l'Eveil des Consciences à enfin sonné ! "
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altercultura Citoyen Confirmé


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Posté le: Dim Nov 18, 2007 2:56 am Sujet du message: |
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Bernard Arnault Un ami de Sarko en Une de la presse ( enfin en Une façon de parler, j'ai lu cela dans le Canard Enchainé, un des unique réseau de presse papier non aligné en France) , qui a assisté au mariage de Cecilia et Nicolas Sarkozy, le nouveau chef des Echos...Multi milliardaire, cet homme de pouvoir a assuré qu'il n'influencerait pas les éditeur et chroniqueurs dans ses choix ....Pourtant on a du mal a le croire quand on voit la proximité qu'il a avec la famille Sarkozy ...
"C'est une formidable nouvelle" pour le journal, a estimé Georges-Marc Benamou, conseiller de Nicolas Sarkozy, tout en jugeant "possibles" des conflits d'intérêt.
"Le choix du groupe LVMH comme repreneur a pleinement respecté le droit de la concurrence" et le groupe a "pris des engagements tout à fait substantiels" en matière d'indépendance, a souligné pour sa part la ministre de la Culture, Christine Albanel.
Le socialiste Jean-Marc Ayrault a revanche estimé que la vente des Echos était une "question vraiment dramatique du point de vue du pluralisme de l'information".
L'arrivée de ce nouveau patron a été accuilli par des huées de la part des employés , et plusieurs jours de grève....
Pluralisme de la presse bis répétita, pour une presse unique en France...
Un homme, Une presse, Une Police,Un parti, ...
Ce qu'on m'a appris au lycée concernant cette particularité dans une société, c'est que cela correspond parfaitement à une dictature organisée, et à un début de totalitarisme et de prise de control général du pays _________________ "Halte à l'Idiocratie, la meilleure arme que nous ayons est le Savoir, L'Heure de l'Eveil des Consciences à enfin sonné ! "
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